Le tambourin, instrument à répercussion, sert à l’accompagnement du galoubet. Son rôle est de fournir à l’aigre galoubet un fond sonore, une basse continue grâce à des batteries plus ou moins compliquées.
Il est composé :
- d’un fût de 74 cm de hauteur et de 35 cm de diamètre
- de deux peaux : une peau de veau mort-né sur le dessus sur laquelle repose une chanterelle, et une peau de chevrette sur le dessous.
Ces peaux sont enroulées autour d’un cerceau maintenu au fût par un cercle de tension comportant dix boutons. Ces boutons permettent le passage d’une corde chanvre agrémentée de passants servant à la tension des peaux.
Le fût est composé de cinq à six planches cintrées et sculptées.
Un tambourin d’étude est en contre-plaqué et dépourvu de sculptures, tandis qu’un beau tambourin est en chêne ou en noyer, orné de motifs sculptés et d’un motif central plus important.
Toutes les sculptures sont libres, chaque tambourinaire choisit les siennes.
On tient le tambourin du bras gauche et, à l’aide d’une massette tenue par la main droite, on "touche " le tambourin.
La massette est faite d’une mince tige de bois dur terminée par un gland et emmanchée dans une poignée sculptée dans le sens transversal.
Certaines pommes étaient faites en deux parties se dévissant et pouvant renfermer un tampon de coton imbibé de parfum. Généralement, les massettes sont en olivier ou en buis, mais aussi en ébène et en ivoire.
Sources : Respelido
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