
Il fut appelé au cours des siècles sous différents patronymes : Tibié, Flûte à trois trous, Flutet, Flûte de tambourin, Galoubet.
Au début, sa fabrication se faisait en buis ou en olivier, essences de la région.
Actuellement, il est aussi fabriqué en palissandre ou en ébène (bois denses et lourds), mais on peut en trouver (très rarement) en grenadille, genévrier, ivoire, et peut-être façonné en deux corps. Il est fabriqué par de véritables artistes appelés : facteurs d'instruments.
Le galoubet en SI naturel ou galoubet dit de Saint Barnabé, nom d'un ancien faubourg de Marseille, est le modèle le plus usité, il mesure environ 31.6 cm de long. La longueur de la lèvre inférieure à l'extrémité du pavillon est de 28.3 cm. Tous les galoubets ont une perce de 7.5 mm. C'est la longueur qui donne la tonalité.
Le facteur doit percer à l'aide d'une mèche à cuillère, tourner, poncer, vernir afin de donner son aspect de tuyau.
Puis il façonne le sifflet, trace et perce les trous sur les corps de la flûte, ajuste le tampon ou anche en bois de cade. Ce n'est qu'après ces différentes phases que le galoubet naîtra.
Il se joue de la main gauche, il ne possède, bien qu'assimilé à une flûte, que trois trous, deux sur le dessus, un sur le dessous. L'annulaire et l'auriculaire tiennent l'instrument grâce à son bloc de maintien. Le pouce occupe le trou de dessous, le médium et l'index, ceux du dessus.
Il fonctionne par le subtil mélange de la largeur du tuyau et la pression de l'air (système vibratoire) envoyée dans le canal vers le biseau.
Les notes sont faites par obturation des trous, les notes altérées par exécution des demi-trous.
INSTRUMENTS